Aujourd’hui, notre rédaction choisit de publier en intégralité un disours de l'ex-Président vénézuélien, Hugo Chavez. Dans ce fameux discours, l'ex-Président parle d'Haïti en des termes élogieux et il profite de l'occasion pour questionner la situation de profonde misère de la première république noire libre et indépendante du monde. Il emprunta quelques réflexions à son camarade Fidel Castro pour rappeler le passé glorieux et légendaire d'Haïti. Dans son discours sur Haïti, le chef de la révolution bolivarienne a soulevé et a répondu à la question: pourquoi Haïti est-elle si pauvre. Selon lui, la pauvreté d'Haïti est la résultante du colonialisme, de l'impérialisme et du capitalisme. «Tant que ne s’achèvera pas le colonialisme, tant que ne s’achèvera pas l’impérialisme, et je vais plus loin, tant que ne s’achèvera pas le capitalisme, nous aurons des situations et des peuples vivant la douloureuse situation que vit Haïti», a déclaré el comandante vénézuélien.
Nous publions ce discours dans le contexte de désarroi que vit le peuple haïtien surtout après le passage de l'ouragan Mathieu, qui n'a pas manqué de grossir les calamités des nègres révoltés que nous continuons d'être. On est une fois de plus rabaissé dans une crise humanitaire occasionnant l'intervention incessante des peuples étrangers. Cette publication prend aussi son sens dans la fatalité que constitue l'organisation d'une élection pour le peuple d'Haïti. On ne cesse de reporter encore et encore nos prochains joutes électoraux. Que ce discours, sorti de la bouche d'un vrai ami d'Haïti, puisse rapeller qui nous sommes étant que peuple liberateur/libéré et pratiquant des grandes théories de la révolution. Qu'il puisse servir de méditation à un peuple endeuillé et en détresse.
«Vive Haïti ! Haïti ! Haïti ! Celle des Jacobins noirs. Haïti. Celle de Toussaint Louverture. Haïti. Celle de Pétion. Haïti, où est arrivé Miranda avec un drapeau. Celle-ci, et un rêve de plusieurs années et un projet : la révolution sud-américaine. Haïti, celle de Bolivar. Haïti, celle des expéditions de Los Cayos. Haïti, la sœur. Haïti, douloureuse réalité. Fidel Castro, comme toujours continue de lancer ses réflexions, ses idées, ses apports, au monde dans lequel nous vivons. Et cet après-midi m’est parvenu- ce matin plutôt- les réflexions de Fidel, les plus récentes. Fidel dit, permettez-moi de lire une partie de ces profondes réflexions de notre compagnon, camarade, commandant. Je lis : « La tragédie émeut, en toute bonne foi, un grand nombre de personnes, spécialement de par son caractère naturel. Mais très peu d’entre elles s’arrêtent et se posent la question : pourquoi Haïti est un pays si pauvre ? Pourquoi sa population dépend presque à 50 % des mandats envoyés depuis l’extérieur par des familles ? Pourquoi ne pas analyser également les réalités qui conduisent à la situation actuelle d’Haïti et ses énormes souffrances ? »
J’ajouterais que ce moment douloureux parait opportun pour réfléchir et aller au fond des choses : pourquoi Haïti est-elle si pauvre ? Pourquoi y a-t-il tant de misère en Haïti ? Je poursuis la lecture de Fidel : « Le plus curieux dans cette histoire c’est que personne ne dit un mot pour rappeler que Haïti a été le premier pays dans lequel 400.000 africains mis en esclavage et objets du trafic des européens se sont soulevés contre 30.000 propriétaires blancs de plantation de canne à sucre et de café, accomplissant la première grande révolution sociale de notre hémisphère. Les pages d’une indépassable gloire ont été écrites là-bas. Le plus éminent général de Napoléon a été vaincu, là-bas. Haïti est le produit net du colonialisme. Haïti est le produit net du colonialisme et de l’impérialisme, de plus d’un siècle d’emploi de ses ressources humaines dans les travaux les plus durs, des interventions militaires et d’extraction de ses richesses. Cet oubli historique n’est pas si grave devant la réalité qui est que Haïti constitue une honte pour notre époque, dans un monde où prévaut l’exploitation et le pillage de l’immense majorité des habitants de la planète ». Et ensuite, Fidel continue dans ses réflexions et en lançant des rayons de lumière pour cet instant que vit l’humanité. Mais, c’est donc par-là que nous commençons : Haïti est un produit net du colonialisme. Haïti est un produit net de l’impérialisme. Tant que ne s’achèvera pas le colonialisme, tant que ne s’achèvera pas l’impérialisme, et je vais plus loin, tant que ne s’achèvera pas le capitalisme, nous aurons des situations et des peuples vivant la douloureuse situation que vit Haïti. Je vous confesse mon expérience personnelle, lorsqu’il y a plusieurs années pour la première fois, nous avons visité Haïti. Je vous le confesse, j’ai eu envie de me mettre à pleurer. Et un de mes compagnons, là, avec ce peuple dans la rue, une allégresse, un espoir, une magie et une misère, et je me rappelle d’une phrase qui m’est sortie de l’âme, j’ai dit à mon compagnon le plus proche, à la descente d’une camionnette- nous voulions marcher un moment et nous avons fini par courir dans une rue- je lui ai dit : regarde, compagnon, les portes de l’enfer, habités par des anges noirs. Car c’est un peuple plein de cela : c’est un peuple angélique. Je ratifie ce qu’a dit la présidente Sylia : tout notre engagement, de notre peuple, de tout le peuple vénézuélien, avec le peuple d’Haïti, de la révolution bolivarienne avec le peuple d’Haïti, avec sa douleur, sa tragédie, avec son espoir».
Nous publions ce discours dans le contexte de désarroi que vit le peuple haïtien surtout après le passage de l'ouragan Mathieu, qui n'a pas manqué de grossir les calamités des nègres révoltés que nous continuons d'être. On est une fois de plus rabaissé dans une crise humanitaire occasionnant l'intervention incessante des peuples étrangers. Cette publication prend aussi son sens dans la fatalité que constitue l'organisation d'une élection pour le peuple d'Haïti. On ne cesse de reporter encore et encore nos prochains joutes électoraux. Que ce discours, sorti de la bouche d'un vrai ami d'Haïti, puisse rapeller qui nous sommes étant que peuple liberateur/libéré et pratiquant des grandes théories de la révolution. Qu'il puisse servir de méditation à un peuple endeuillé et en détresse.
«Vive Haïti ! Haïti ! Haïti ! Celle des Jacobins noirs. Haïti. Celle de Toussaint Louverture. Haïti. Celle de Pétion. Haïti, où est arrivé Miranda avec un drapeau. Celle-ci, et un rêve de plusieurs années et un projet : la révolution sud-américaine. Haïti, celle de Bolivar. Haïti, celle des expéditions de Los Cayos. Haïti, la sœur. Haïti, douloureuse réalité. Fidel Castro, comme toujours continue de lancer ses réflexions, ses idées, ses apports, au monde dans lequel nous vivons. Et cet après-midi m’est parvenu- ce matin plutôt- les réflexions de Fidel, les plus récentes. Fidel dit, permettez-moi de lire une partie de ces profondes réflexions de notre compagnon, camarade, commandant. Je lis : « La tragédie émeut, en toute bonne foi, un grand nombre de personnes, spécialement de par son caractère naturel. Mais très peu d’entre elles s’arrêtent et se posent la question : pourquoi Haïti est un pays si pauvre ? Pourquoi sa population dépend presque à 50 % des mandats envoyés depuis l’extérieur par des familles ? Pourquoi ne pas analyser également les réalités qui conduisent à la situation actuelle d’Haïti et ses énormes souffrances ? »
J’ajouterais que ce moment douloureux parait opportun pour réfléchir et aller au fond des choses : pourquoi Haïti est-elle si pauvre ? Pourquoi y a-t-il tant de misère en Haïti ? Je poursuis la lecture de Fidel : « Le plus curieux dans cette histoire c’est que personne ne dit un mot pour rappeler que Haïti a été le premier pays dans lequel 400.000 africains mis en esclavage et objets du trafic des européens se sont soulevés contre 30.000 propriétaires blancs de plantation de canne à sucre et de café, accomplissant la première grande révolution sociale de notre hémisphère. Les pages d’une indépassable gloire ont été écrites là-bas. Le plus éminent général de Napoléon a été vaincu, là-bas. Haïti est le produit net du colonialisme. Haïti est le produit net du colonialisme et de l’impérialisme, de plus d’un siècle d’emploi de ses ressources humaines dans les travaux les plus durs, des interventions militaires et d’extraction de ses richesses. Cet oubli historique n’est pas si grave devant la réalité qui est que Haïti constitue une honte pour notre époque, dans un monde où prévaut l’exploitation et le pillage de l’immense majorité des habitants de la planète ». Et ensuite, Fidel continue dans ses réflexions et en lançant des rayons de lumière pour cet instant que vit l’humanité. Mais, c’est donc par-là que nous commençons : Haïti est un produit net du colonialisme. Haïti est un produit net de l’impérialisme. Tant que ne s’achèvera pas le colonialisme, tant que ne s’achèvera pas l’impérialisme, et je vais plus loin, tant que ne s’achèvera pas le capitalisme, nous aurons des situations et des peuples vivant la douloureuse situation que vit Haïti. Je vous confesse mon expérience personnelle, lorsqu’il y a plusieurs années pour la première fois, nous avons visité Haïti. Je vous le confesse, j’ai eu envie de me mettre à pleurer. Et un de mes compagnons, là, avec ce peuple dans la rue, une allégresse, un espoir, une magie et une misère, et je me rappelle d’une phrase qui m’est sortie de l’âme, j’ai dit à mon compagnon le plus proche, à la descente d’une camionnette- nous voulions marcher un moment et nous avons fini par courir dans une rue- je lui ai dit : regarde, compagnon, les portes de l’enfer, habités par des anges noirs. Car c’est un peuple plein de cela : c’est un peuple angélique. Je ratifie ce qu’a dit la présidente Sylia : tout notre engagement, de notre peuple, de tout le peuple vénézuélien, avec le peuple d’Haïti, de la révolution bolivarienne avec le peuple d’Haïti, avec sa douleur, sa tragédie, avec son espoir».


