Par Wasgens NACIUS
Le 17 Novembre dernier, il était 17 heures quand je suis tombé soudainement sur une manifestation culturelle pendant que je me promenais avec quelques amis au quartier Drouillard. C’est la grande foire organisée par BAK-UP qui, depuis trois (3) ans, se lance énergiquement dans cette aventure. Programmée du 17 au 19 Novembre à la rue Yves Volel; étroite , là, tout est exposé, l’édition 2016 mobilise encore les gens de la localité qui, entousiasmés, participe activement à la réalisation de 3 jours d’ambiance, écrit sur une affiche qui présente l’activité.
À coté de la participation des locataires de Yves Volel, d'autres institutions comme SEJOURNÉE, TOTAL et COMME IL FAUT avaient contribué à ce que les festivités soient réalisées. D’autres personnalités comme Chrtismonord THELUSMA, ancienne gloire du foot-ball haitien et originaire de la zone, apportent leurs contributions.
«Une ambiance de classe pour les gens de classe» peut-on lire sur l’affiche. Ce, particulièrement, a attiré mon attention par le fait que je connais que la population qui habite la zone expose, sans conteste, une grande hétérogénéïté. C’est ce qui explique que j’ai vu défiler, ce soir-là, toutes catégories de personnes: grands et petits, jeunes et vieux, tous dans une même ambiance commémorant en prélude, leur vertières.
Artisanat local, savoirs-faire cullinaire locaux et fruits; tels sont les éléments constituant les expositions. Des objets artisanaux de toutes sortes: sculpture en bois, colliers, tours de cou en font partie. Dans l’ensemble, l’art cullinaire était représenté par le riz blanc au «lalo» et d’autres plats créoles. S’ajoute à cela, des fruits de toutes sortes, par leurs odeurs, imprègnent les participants. Il y avait eu, entre autres, des barques de surettes.
À chaque extrémité des expositions, s’istallent deux Dj qui font bouger les participants avec toutes sortes de musiques conmme le “raboday” et le “rap” qui enflamment les plus jeunes.
C’est ainsi que pas mal de bouteilles de bières sont vidées. Une grande solidarité se faisait montre au milieu des participants, ceux qui ont de moyens- assez modestes- partagent avec l’autre sa bière. Bien que certains spectateurs se contentaient de faire bouger le corps.
Cette commémoration confirme que la mémoire collective approprie cette fameuse victoire comme un élément du patrimoine culturel haitien. Que faut-il faire pour redorer ses blasons, piétinés par l’ex-régime festivalier - rose et blanc que son dirigeant avait préféré d’assister un macth de foot-ball en terre étrangère au lieu de marquer cette date glorieuse.
C’était dans une atmosphère d’ambiance et de solidarité que la localité de Drouillard, notamment la rue Yves Volel, célèbrait Vertières. Il est à dire que non seulement des projets culturels comme celui- là sont à implémenter; mais aussi on doit les insérer dans leur contexte afin qu’ils revêtent un aspect de jouissance et de valorisation du patrimoine culturel haitien.

